Aller au contenu principal

Grève nationale: les hôpitaux tournent au ralenti

De nombreux travailleurs sont en grève aujourd’hui afin d’exprimer leur mécontentement face à la baisse du pouvoir d’achat. Tous les secteurs sont concernés et veulent se montrer solidaires. En Wallonie, plus d’un tiers des hôpitaux, qu’ils soient publics ou privés tournent au ralenti. C’est le cas notamment au Grand Hôpital de Charleroi où des piquets de grève ont été installés. 

Aujourd’hui, dans la plupart des hôpitaux en Wallonie, contrairement à ce que nous avons vu durant la crise Covid, le personnel soignant n’a plus le courage de se battre afin de venir en aide aux personnes qui en ont besoin. Un service minimum a tout de même été mis en place mais de nombreux rendez-vous médicaux et opérations non-urgentes ont été reportés. C’est le cas au GHDC, le service hospitalier tire la sonnette d’alarme.

"Dans le milieu hospitalier, il y a beaucoup de travailleurs à mi-temps, indique Marie-Noël Cleda, déléguée syndicale - CGSLB. Malheureusement, avec la crise énergétique, de plus en plus de soignants n’arrivent plus à assurer leur fin de mois."

D’après une enquête réalisée par l’UCLouvain après le premier confinement, 75% de la population renoncerait à des soins médicaux.

"Au début du mois, l’agenda des consultations est complet mais au plus on avance dans le mois, les rendez-vous s’annulent", raconte Marie-Noël Cleda.

Un manque de personnel

Des pénuries sont fortement remarquées aussi dans le milieu hospitalier, le travail est intense et les conditions salariales ne sont pas encourageantes. 

"Les salaires dans les hôpitaux pour ce que l’on fait ne sont pas assez élevés, confie Françoise Levecque, déléguée syndicale - CNE. On a beaucoup de personnes qui sont obligées de faire des temps pleins pour réussir à payer leurs factures. On tourne réellement à la catastrophe!"

Mais pour les deux prochaines années, le Gouvernement ne prévoit aucun budget qui permettrait de rendre le travail plus attractif.

"Le médical est totalement laissé à l’abandon, explique Saloua Mounir, déléguée syndicale- FGTB. À un moment donné, il faut se rendre compte que le secteur des soins de santé est un secteur très important pour tout le monde. Alors, nous prenons toujours soin de nos patients mais il faut aussi prendre soin de nous."

Le service médical voudrait négocier une augmentation de salaire au-delà de l’indexation mais aussi diminuer la pénurie de personnel car la surcharge de travail devient insoutenable pour les soignants.

Clara Declercq. 


NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre newsletter en entrant vos données ci-dessous
Création de sites Internet EasyConcept™ Logo Easyconcept